La santé des enfants

22-11-2015

La santé des enfants


Comment se fait-il qu’au Québec, 45 % des filles et des garçons de 9 ans sont insatisfaits de leur silhouette?1 Que 70%  des adolescentes  font  des  efforts  répétés pour maigrir ou contrôler leur poids, et plus du tiers (35%) des filles de 9 ans ont déjà tenté de perdre du poids.2 Que Plus de 40 % des garçons de 13 à 16 ans ont déjà fait l’usage de suppléments dans le but d’augmenter leur masse musculaire. 2 Que moins de la moitié des jeunes de 2 à 5 ans bougent un minimum de 2 heures par jour et que moins de 10% des 5 à 18 ans respectes le minimum de 90 minute d’activité physique par jour.3
 



Souvent quand je fais de la prévention, ou de la formation, plusieurs parents me demandent si je vais pouvoir éduquer leurs enfants à faire des bons choix de nourriture et de sport. On me dit que je devrais passer dans les écoles pour leurs enseigner comment faire des bons choix.

Par contre ce que les parents ne réalisent pas toujours, c’est que ce qu’ils mangent est ce qu’ils mettent dans leurs boîtes à lunch quand ils en ont le contrôle (école primaire). Quand l’enfant vieillit (école secondaire), il fera comme ses modèles, ses parents, ses amis, il choisira ce que ses parents lui mettent à disposition, il commencera à faire ses choix selon le marketing. Si dans le garde-manger il a le choix entre une patte d’ours et une pomme, n’allez pas croire qu’il va prendre la pomme, ce choix serait dure pour vous-même! Rendu à l’école avec son argent de poche, quand il va avoir le choix entre une poutine a 5$ et pour 7$, une salade nu dégoulinante d’huile et du poisson qui goutte le congelé, ne vous demandez pas non plus où s’arrêtera son raisonnement. A la collation sont choix à 1$ sera entre la Kit Kat « cool » et la pomme…

Pour le sport, ne vous attendez pas non plus qu’il économise 300$ par année pour une inscription, alors que ses un crédit d’impôt pour les parents. Il va plutôt s’acheter le dernier jeu à la mode, bien plus abordable et facile d’accès. En plus que bien souvent, la télé, les jeux, les cellulaires ont une fonction de récompense et de source de plaisir, ce n’est pas pour rien que le temps moyen passé devant un écran est de 6 heures par jour en semaine et de 7 heures par jour la fin de semaine.3

Est-ce la faute des parents? Pas totalement! Imaginer une famille de deux enfants dont les 2 parents travaillent. Arrivent à la maison, c’est la course au souper, au devoir, au ménage, au lunch, etc. même les sports deviennent une corvée et non un loisir. On a alors besoin de relaxer par la suite, une p’tite série télé… un p’tit bol de chips.

Souvent mes clients sont ces parents, qui eux même ont besoins d’aide pour faire plus d’activités physiques, mieux manger et avoir de saines habitudes de vie. Ils s’inquiètent de leurs enfants et ne se voit pas. Si eux-mêmes travaillaient non pas à être de bons exemples et de bons éducateurs, mais à prendre soins d’eux, les enfants qui les imitent, adopteraient ces mêmes comportements bénéfiques.
 

Quelques suggestions

Peu importe l’état de santé du mineur, ne jamais lui faire faire un régime! Et ne jamais utiliser de produits peu importe sa nature! (substitut de repas, coupe faim, pilule miracle, cure détox, etc.)
 

  1. Munissez-vous d’outils : Objectifs, système de point, récompense (autre que la nourriture), règlements familials *pour les parents aussi, c’est important!*, feuille de règlement et d’objectif à partager avec la gardienne, l’école, la garderie (pour gérer les incitations extérieurs);
     
  2. Commencez par la chasse aux sucres ajoutés : Jus, lait, eau et boisson aromatisé, soda, boisson stimulante, même si c’est naturel et bio!!!
     
  3. Continuez avec la chasse aux gras transformés uniquement, les enfants sont en développement et ont besoin de bon gras pour le développement de leurs corps et de leurs systèmes nerveux (le cerveau). Plusieurs études confirment qu’un apport insuffisant en bon gras ou qu’un apport élevé en mauvais gras est néfaste pour leur développement. Cherchez qualité, équilibre et modération!
     
  4. Restructurez le déjeuner : Mangez toujours minimum 1 fruits et échangez les aliments néfastes (beurre d’arachide, Nutella, confiture, pain blanc, céréales sucrés, etc.) par des aliments plus appropriés : œufs, creton de veau, beurre de noix sans sucre (évitez toute version légère!) grain entier pour le pain, le gruau, les crêpe, les gaufres, les céréales, etc.
     
  5. Gérez le grignotage et les desserts, quand un enfant a faim il ne devrait pas manger un dessert ou des collations non nutritives (biscuit ou barre tendre transformé, commercial, non fait de grain entier, etc.). optez pour des fruits, légumes, trempettes, biscuit ou muffin maison fait de grains nourrissant et de bon gras pour leur développement!
     
  6. Éduquez vos enfants à faire des choix santé et quels sont leurs bénéfices (de meilleures notes, moins de punitions, pas de piqûre de diabète comme mon’oncle Henry quand il va être grand), trouvez-en qu’il va comprendre et qui concerne votre famille.
     
  7. Utilisez une application qui calcule la quantité de sucres, de sels, de gras, de fibres, etc. tel que MyFitnessPal.fr. Vous aurez une idée de la qualité de l’alimentation de votre enfant.
     

Apport quotidien recommandez par jour

Sexe

Âge

Sucre4 (g)

Max

Sodium5 (mg)

Fibre6 (g)

Min

Eau4 (l)

Calcium5 (mg)

Min

Tous

2 à 3ans

16

1000

19

1

700

4 à 8ans

15

1200

25

1,25

1000

Garçons

9 à 13ans

20

1500

31

2

1300

14 à 18ans

33

38

2,5

Filles

9 à 13ans

15

26

1,75

14 à 18ans

20

2


 

Vous pouvez vous informer d’avantage, mais pour passer à l’action, il sera beaucoup plus utile d’être un modèle pour vos enfants. Donc commencez par vous-même et gardez en tête qu’un corps en santé peut-être en surpoids et que quelqu’un qui a besoin d’améliorer son alimentation à souvent un poids santé!


Mais faites attentions! Il y a souvent, en plus d’un lien émotionnel avec la nourriture, un lien physique! Dans certains cas, si on coupe trop drastiquement l’apport en sucre transformés, l’enfant aura des symptômes de sevrage : sautes d’humeur, anxiété, accès de colère; pleurnicheries; maux de tête, tremblements, étourdissements, sueurs froides, faim intense, envies compulsives, etc.

Allez-y graduellement, ce sera plus facile pour tous et il y aura plus de chance que les mesures adoptées deviennent permanentes et apportent leurs bénéfices à long terme!


 


  1. Québec en forme. Pour que les jeunes aient une perception positive de leur corps
  2. www.équilibre.ca
  3. www.statcan.gc.ca
  4. Ils mangent trop de sucre! J. Teitelbaum et D. Kennedy
  5. www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition
  6. www.fmcoeur.on.ca

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